• Ghost Story

    En panne d'inspiration depuis quelques temps, je me suis rendue compte que le problème était que je me mettais la pression... Tout simplement. J'ai donc décidé de commencer une série de nouvelles sans trop me prendre la tête. Pas de désir d'originalité, pas de style foufou, bref, de l'écriture pour me détendre. 

    C'est ainsi qu'est né, le Dreamcatcher et je dois avouer que j'en suis plutôt fière ^^

    Voilà donc la première nouvelle, la plus dure car elle introduit le personnage principal, Léo,(ouais, même si je ne voulais pas me mettre la pression, j'ai quand même tenté d'avoir un héros masculin pour une fois) et son univers. 

    J'espère que vous prendrez autant de plaisir à voyager avec Léo que j'en ai pris à écrire cette nouvelle. 

    Voilà le lien de deux playlists qui m'ont accompagnée et qui vous mettrons dans l'ambiance :

    https://www.youtube.com/watch?v=lPUTddT8APc

    https://www.youtube.com/watch?v=mIrt5MkGpy0

     

    Plein de bisous ensoleillés.

    Ghost story

    Une histoire du Dreamcatcher

     

     

    Léo conduisait depuis trois heures déjà. Sur le siège passager, prenant toute la place, Sandy, sa chienne, poussait quelques petits aboiements dans son sommeil. Perdu dans ses pensées, il s’était stabilisé pile à la vitesse limite, ce qui lui avait valu de se faire doubler une bonne dizaine de fois déjà. Mais peu lui importait, il avait des choses plus importantes à faire et il n’allait pas encombrer sa petite amie avec une amende ! C’était elle qui travaillait, c’était donc la seule source de revenus dont il disposait. Il vivait, comme on dit, à son crochet.

    Ce n’était pas que Léo ne souhaitait pas travailler, au contraire, il était très occupé même, et consacrait la majeure partie de sa vie à cette « occupation », mais il lui était impossible d’être payé pour ce genre de … chose.

    Non pas que c’était illégal. Enfin, pouvait-on qualifier quelque chose d’illégal si personne n’en connaissait l’existence ? Le jeune homme s’était souvent posé cette question avant d’en venir toujours à la même conclusion : légale ou non, connue ou non, son activité était nécessaire.

     

    D’une main, il saisit une cigarette dans le paquet posé sur le tableau de bord, la plaça entre ses lèvres et l’alluma. Son regard accrocha les feux d’une voiture dans le rétroviseur qui le suivait de trop près.

    — C’est 110, coco. Marmonna-t-il avant d’ouvrir légèrement la fenêtre. Il pleuvait mais il n’avait pas envie d’enfumer toute la voiture.

     

    Finalement, le conducteur pressé le doubla, mais Léo n’en avait que faire. Le panneau indiquant la ville de Metz était apparu un peu plus loin. Il enclencha son clignotant, tira une dernière bouffée sur sa cigarette avant de la jeter par la fenêtre, ferma cette dernière et sortit de l’autoroute.

     

    À côté de lui, Sandy s’était réveillée. La golden retriever s’assit en baillant et regarda son maître, espérant une petite caresse de ses grandes mains fines, puis tourna la tête vers la fenêtre. Le ciel déjà gris s’assombrissait de plus en plus.

    Si Léo songeait que c’était la bonne heure pour travailler, la chienne, quant à elle, songeait à la longue promenade qu’elle ferait. Ils s’étaient arrêtés plus tôt dans la journée pour qu’elle se dégourdisse les pates, mais cinq minutes sur une aire d’autoroute étaient bien peu comparées aux heures passées dans la voiture.  

     

    Lorsqu’ils arrivèrent enfin à leur destination, les rues étaient presque vides. Léo se gara, coupa le moteur, et accorda enfin une caresse à Sandy qui trépignait d’impatience à l’idée de sortir. Le jeune homme déroula les manches de sa chemise, jusqu’alors remontées sur ses avants bras et récupéra sa veste à l’arrière de la voiture. Il remonta son col et sortit avant de faire le tour pour ouvrir la portière à la chienne qui s’élança joyeusement dehors. Léo se figea un instant, contrarié, et nota mentalement de ne pas oublier de sortir une serviette du coffre. Sandy risquait de salir le siège avec ses pattes mouillées quand ils rentreraient.

     

    Il verrouilla la voiture et se mit à marcher.

     

    Son but se trouvait juste en face, dans une vieille maison lugubre, mais il avait encore un peu de temps devant lui. Le jeune homme sortit son téléphone de sa poche, fit glisser son pouce sur l’écran tactile et porta l’appareil à son oreille.

    — Coucou, je viens d’arriver.

     

    Une voix féminine résonna :

    — Coucou ! Le trajet s’est bien passé ? T’es pas trop fatigué ?

    — Non, ça va, je suis plutôt en forme même. Et toi, tu vas bien ?

    — Ah cool, comme ça tu pourra vite régler son compte à l’autre ! Moi ça va, j’ai travaillé toute la journée et là je regarde la télé, comme une larve.

     

    Léo esquissa un petit sourire.

    — Une jolie larve alors !

    — Vil flatteur ! Tu as déjà mangé ?

    — Pas encore, mais j’ai un peu de temps avant de passer aux choses sérieuses, je vais acheter quelques trucs dans le coin.

    — D’accord, je ne t’embête pas plus alors. Gros bisous, et fais aussi un bisou à Sandy !

    — Gros bisous à toi aussi. Je t’aime.

    — Moi aussi je t’aime.

     

    Lorsqu’il raccrocha, Léo remarqua le regard suppliant de Sandy, qui mourrait d’envie de découvrir les alentours, mais qui n’osait s’éloigner de son maître, malgré son absence de laisse. Il se pencha vers elle, caressa affectueusement son poil doré et déposa un baiser sur son museau.

    — C’est de la part d’Elise.

     

    Puis il se redressa et se mit à marcher. Il lui semblait avoir vu un supermarché en arrivant et, vu l’heure, il devait encore être ouvert.

     

     Sandy trottinait joyeusement à sa suite, léchant affectueusement la main de son maître de temps à autre. Elle savait qu’il était soucieux, comme à chaque fois qu’il partait en mission. L’animal avait, depuis 3 ans passés avec Léo, compris à peu près toute la situation. Enfin, comme un chien peut comprendre les choses. Elle savait surtout que le jeune homme avait encore plus besoin de son affection lors de cette période. Celle précédant la chasse.

     

    En face d’eux se dressa un supermarché. Léo avait vu juste. Il traversa le parking encore bien rempli et se fit arrêter à l’entrée par le vigil.

    — Les chiens sont interdits à l’intérieur monsieur.

     

    Léo baissa les yeux vers Sandy et celle-ci s’assit sagement, habituée. Il sortit une laisse épaisse de la poche de son manteau et l’attacha au poteau à l’entrée, plus pour rassurer l’homme que pour l’empêcher de s’enfuir.

    Le vigile le laissa entrer et détourna presque immédiatement son attention de lui. Il fallait dire que Léo n’avait pas un physique très inquiétant. La génétique n’avait pas fait de lui un modèle de virilité, on pouvait même le qualifier de « sec », et toute tentative pour se muscler avait juste évité d’être simplement maigre, ce que sa grande taille pouvait facilement accentuer.

    Ses cheveux blonds et ses yeux verts plaisaient à la gente féminine, et une certaine douceur dans ses traits faisaient de lui quelqu’un de peu menaçant au premier regard.

     

    Il repéra vite le rayon frais, prit un sandwich, une bouteille d’eau, un paquet de chips et fila vers la caisse.

     

    La jeune femme qui tenait la caisse était sans doute étudiante, elle avait l’air fatiguée mais elle lui accorda tout de même un faible sourire, chose rare dans ce métier. Léo lui sourit timidement en retour. Il n’était pas très doué avec les femmes, mais, au moins, il savait rester poli.

    Sandy l’attendait sagement à la sortie. Elle lorgna quelques secondes le sandwich pendant qu’il la détachait mais s’en détourna quand le jeune homme revint vers sa voiture. Elle savait que ses croquettes préférées l’attendaient dans le coffre, comme toujours.

     

    Après l’avoir servie, Léo s’assit sur un banc pour manger tout en fixant la grande maison décrépie en face de lui.

    Un sourire releva le coin de ses lèvres et il songea que cette maison n’était pas une cachette très originale pour un cauchemar. Il se mit même à songer que son travail ici ne serait pas très compliqué. Après tout, il suffisait d’un effleurement. Un seul. Du bout des doigts.

     

    Une fois son repas terminé, il sortit son paquet de cigarettes de sa poche et en fuma une, lentement, savourant chaque bouffée jusqu’à la fin avant de jeter son mégot par terre.  Ensuite il se leva, épousseta ses vêtements, jeta l’emballage du sandwich dans la poubelle d’à côté et se nettoya les mains à l’aide d’une lotion hydroalcoolique avant de poser la bouteille d’eau entamée dans sa voiture.

    Il était assez tard pour qu’il ne soit pas dérangé par le voisinage, et trop tôt pour qu’il croise des adolescents en quête de frisson. C’était le moment parfait.

     

    Sandy sur ses pas, il se dirigea vers la maison.

     

    La porte d’entrée était fermée, mais, à ce stade, c’était presque une convention. On passait par les fenêtres dans ce genre d’endroit. Léo dû forcer un peu pour ouvrir celle derrière la maison, à l’abri des regards, et se plia en deux pour passer par la petite ouverture.

    L’intérieur correspondait à ses attentes. Vieux et poussiéreux, il aurait fait un parfait décor de film d’horreur.

     

     

    Ce fut à ce moment que Léo eut un doute.

     

     

    C’était trop prévisible.

     

     

    La maison lugubre, l’intérieur abandonné depuis des siècles…

     

     

    C’était bien trop stéréotypé pour être naturel.

     

     

    Sandy attendait devant la fenêtre et il lui ordonna de monter la garde. Il préférait continuer seul.

     

    Prudemment, il avança dans ce qui semblait être une salle à manger. La table était dressée pour dix personnes au moins mais les assiettes autrefois blanches, ne contenaient qu’une épaisse couche de poussière.

    Cette maison entière était un leurre. L’abomination qui l’habitait voulait lui faire croire que ce n’était qu’un petit cauchemar peu original, facile à vaincre, mais il ne fallait surtout pas qu’il oublie que seuls les plus forts d’entre eux pouvaient franchir la limite entre l’imaginaire et le réel.

     

    Le parquet grinça sous ses pieds, le faisant sursauter, mais avant qu’il puisse se calmer, le plafond tout entier sembla lui répondre.

    Léo leva la tête et recula prudemment. N’importe qui aurait pu tenter de se rassurer en se disant que les vieilles maisons craquaient, mais lui savait pertinemment que ce n’était pas normal. On cherchait à l’effrayer.

    Lorsqu’il baissa enfin les yeux, il sursauta en apercevant une silhouette plus loin devant lui, dans l’ombre de l’embrassure de la porte. Il leva les mains, comme pour se prévenir d’une chute et, doucement, avança d’un pas. La silhouette était petite. Sans doute celle d’un enfant. Très certainement celle d’une petite fille.

     

    Une petite fille aux longs cheveux noirs.

     

    S’il ne s’était pas tenu en face d’elle, à cet instant, Léo aurait sans doute ri. Il adorait se moquer des films d’horreur qui le terrifiaient en général. Repérer des clichés était un bon moyen de les démystifier, mais la plupart du temps il refusait tout simplement de les regarder.

     

    Léo continuait d’avancer sans cligner des yeux. Il y était presque.

     

    Soudain, un bruit de pas retentit derrière lui. Un bruit de pas trop rapide et un souffle rauque d’outre tombe.

    Alors que son cœur sembla exploser sous l’effet de la peur, il plongea sur le côté et se retourna.

     

    Rien.

     

    Son regard revint immédiatement sur la petite fille.

     

    Elle n’était plus là.

     

    Tremblant, il tenta de se calmer en prenant de grandes inspirations. Son esprit rassemblait tous les indices dont il disposait afin d’établir le profil de son ennemi.

     

    Les articles sur internet parlaient de fantômes et de meurtres. Visiblement, l’hôte de cette chose l’avait nourrie de films d’horreurs. Des films d’adolescents sans doute.

     

    Léo soupira en se relevant. Il l’avait sous estimé.

     

    Le jeune homme songea un instant à se replier pour revenir avec un plan mais abandonna presque immédiatement cette idée. La fenêtre par laquelle il était entré avait disparu.

     

    Les personnes dans ce genre de situation avaient tendance à paniquer, mais Léo, contrairement aux autres, savait qu’il ne s’agissait pas d’une histoire de fantôme. Tout cela n’était qu’un horrible cauchemar, et lui, justement, était un attrapeur de rêve.

     

     

    Très bien, songea-t-il, à nous deux.

     

    Armé de courage, il sortit de la salle à manger. Le couloir semblait infini et était éclairé par une succession de chandeliers flottant dans les airs. Lors qu’il se retourna, Léo vit, sans surprise, qu’il n’y avait plus de salle à manger, juste un mur.

     

    Le jeune homme avança d’un pas prudent, jetant des regards rapides tout autours de lui. Derrière, les chandeliers s’éteignaient sur son passage, rendant tout retour en arrière impossible.

    Bientôt, il aperçut une vieille porte de bois en face de lui.

     

    Léo s’arrêta. Tout allait sans doute se jouer derrière cette porte. Il posa une main tremblante sur la poignée et la tourna.

     

     

     

    À peine eut-il ouvert qu’une masse informe se jeta sur lui, le renversant. La chute lui coupa le souffle, donnant un avantage considérable à la créature qui le surplombait. Des doigts griffus attrapèrent sa gorge si fort que Léo eut l’impression d’être étouffé par un serpent. De longs cheveux coulaient sur son visage, l’empêchant de distinguer précisément le visage du cauchemar qui, lentement mais sûrement, le tuait. Il voulu se défendre, mais son corps tout entier semblait lesté de plomb. Chaque mouvement demandait un effort surhumain. La créature serra sa prise et Léo se sentait partir. Il concentra toutes ses forces dans sa main gauche. Sa vue se troublait de plus en plus et il sentait son sang quitter son visage, mais il lui suffisait de toucher la créature… Juste une seconde…

     

    Ramenant lentement son bras contre lui, il le replia non sans peine. La chose n’y prêtait pas attention, elle se fichait bien qu’il tente de l’empêcher. De toute manière, il n’aurait jamais assez de forces pour l’arrêter. Il était déjà mort pour elle.

     

    Des larmes coulaient sur le visage du jeune homme. Des larmes de rage. Il ne pouvait laisser une telle erreur de la nature continuer à sévir ! Quitte à y laisser la vie !

     

    Dans un ultime effort, sa main parcouru les derniers centimètres jusqu’à celles du cauchemar. La créature poussa presque immédiatement un long cri en lâchant sa prise. Léo prit une grande inspiration salvatrice et agrippa plus fermement son ennemi qui commença à se désagréger.

    En quelques secondes à peine, il avait aspiré la chose qui remonta le long de son bras pour se loger à un endroit très précis de son dos, au dessus de la cinquième vertèbre dorsale, entre le cauchemar d’un monstre des bois et celui d’un tueur d’ombre. Il forma une petite perle bleue traversée par un des fils de l’attrape-rêve tatoué sur le dos de Léo.

     

    Ce dernier se redressa en reprenant péniblement son souffle. Il se trouvait au milieu d’un couloir tout ce qu’il y avait de plus banal, bien que totalement vide. Fini la maison de film d’horreur.

    Sandy aboyait dehors et Léo s’y repris à trois fois avant qu’un son ne sorte de sa gorge pour lui ordonner de se calmer. Tout en s’appuyant contre le mur, il entreprit de se lever. Il avait bien failli mourir ce soir là, mais, aussi étrange que cela puisse paraître pour n’importe qui, il ne se sentait pas plus vivant, ni même chanceux, bien qu’il soit très heureux d’avoir survécu. Il manquait de mourir presque à chaque mission et la seule chose qui lui venait à l’esprit une fois le travail terminé était : un de moins ! Au suivant !

     

    Pas de repos pour le chasseur de rêves.

     

    Le jeune homme tituba jusqu’à la fenêtre, se laissa tomber dehors et serra sa chienne contre lui. Sandy lui lécha le visage affectueusement et le laissa s’appuyer sur elle pour se relever.

    Une fois arrivé au niveau de la voiture, il prit la bouteille d’eau sur le siège passager et la bu d’une traite. Les marques sur son cou avaient adopté une teinte violacée qui contrastait avec son teint pâle.

     

    Autour de lui, les lumières des maisons voisines s’allumaient. Sans doute des gens alertés par le cri du cauchemar ou les aboiements de Sandy. Il récupéra rapidement une serviette dans le coffre, l’étala sur le siège passager et fit monter la chienne. Il fallait vite partir.

     

    Léo roula pendant dix minutes au moins. Il sentait ses forces revenir au fur et à mesure, mais il mourrait d’envie de s’arrêter pour fumer et appeler Elise. Il se gara sur le premier parking venu et sorti.

    Ce fut avec une cigarette au coin de la bouche qu’il appela sa petite amie.

     

    — Coucou, c’était pour te dire que, eh bien, je suis toujours vivant. Mission accomplie.

     

    Il entendit un soupir de soulagement au bout du fil.

    — Je n’en ai pas douté une seconde ! Mentit-elle avant d’ajouter. J’ai hâte que tu me racontes tout !

    — Tu auras droit à un récit digne des plus grands films d’horreur ! Comme tu les aimes.

    — Génial ! Je me demande quelle couleur sera la perle de ce cauchemar.

    — On découvrira ça ensemble. Je te laisse, je vais reprendre la route pour rentrer le plus tôt possible.

    — Ok, sois prudent. Bisous.

    — Bisous.

    — Je t’aime.

    — Moi aussi.

     

    Léo raccrocha et termina sa cigarette. Sandy l’attendait sagement. Elle avait aussi hâte de revoir Elise. Elle l’aimait comme un chien pouvait aimer l’humaine qui la sortait et la nourrissait au moins presque autant que son maître. Lorsque ce dernier remonta dans la voiture, il lui gratouilla le haut du crâne et démarra. La route était déserte, l’heure idéale pour conduire.

     

    Sandy s’endormit vite. Elle poussa quelques petits aboiements dans son sommeil, comme à son habitude, mais Léo la calma bien vite d’une caresse. Il ne savait pas si ses capacités agissaient aussi sur les cauchemars les plus sages, ceux qui naissaient dans l’esprit du dormeur et disparaissaient au petit matin, mais il aimait à penser qu’ils tremblaient, tout au fond de leur théâtre imaginaire et abandonnaient tout espoir de réalité.

     

    Le Dreamcatcher les surveillait de près.

     

     

    « Première leçonLes tutos dessin n°1 (part 1/2) »

    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Mercredi 3 Août 2016 à 04:33

    Trop bien !! >w< !! J'ai même eu peur que Léo ne meurt !

    Et l'idée du tatouage est super chouette.

    2
    Vendredi 5 Août 2016 à 13:17

    Tout est parti de l'idée de ce tatouage à vrai dire -w- et je ne pensais pas réussir à mettre autant de tension, ça fait super plaisir !!

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :